Version imprimable de cet article Version imprimable
Journal N° 06/1553 - Est-ce que notre quartier a des histoires ?

La Seine

Centre Paris Lecture / Ecole élémentaire 14 rue Titon (75011)

Journal réalisé à partir des réflexions et des écrits des enfants des classes de Frédérique (CP) et Claudine (CE2).

Sommaire :
- Atelier journal : la Seine , qu’est-ce que c’est ?
- Atelier BCD : les personnages dans les villes...

JPEG - 247.5 ko

Les enfants se sont interrogés sur la Seine. Qu’est-ce que c’est ? Qu’y trouve-t-on ? A quoi ça sert ?

 C’est quoi la Seine ?

La Seine, c’est de l’eau. De l’eau polluée qui va dans les égouts. La Seine c’est comme une rivière. Il y a un pont et des voitures qui passent. Il y a des poissons, des pêcheurs qui pêchent et des ponts qu’on traverse pour aller vers l’autre rive. C’est une grande mare. Il y a un petit pont au-dessus.

Non, il y a au moins trois ou quatre ou quatre-vingt mille ponts. C’est un fleuve qui traverse Paris et qui va à Rouen, après. Il n’y a qu’un seul fleuve à Paris. Après il se jette dans la mer, on ne le voit même plus. La Seine fait trois ou quatre mètres de largeur et vingt mètres de profondeur. Il peut y avoir plusieurs fleuves dans les quartiers de Paris.

Il y a des bateaux, des bateaux-mouches. J’en ai déjà pris et ma soeur a même conduit le bateau-mouche. On voit les monuments de Paris, comme le Louvre. A côté de la Seine, il y a une autre route pour les vélos. Il y a un pont qui vient d’être mis cette année et les voitures ne peuvent pas y passer, il est trop étroit. C’est le plus grand fleuve de Paris. Et à Paris, il y a d’autres fleuves où on fait des courses de bateaux télécommandés. La Seine, c’est là où il y a le plus grand nombre de bateaux qui passent. Il naviguent. Il y en a avec des restaurants derrière.

Les gens qui sont sur les bateaux peuvent regarder dehors par les vitres. Mais pas dans certains parce que les vitres sont en couleur. Elles sont opaques. La Seine, c’est un petit bout de la mer. Non, en fait ça va jusqu’à la mer. La Seine, c’est pour décorer. Les gens se promènent. On peut jeter des petits papiers dedans pour des gens à qui on a envie de dire quelque chose, comme des cartes au trésor.

Il y en a qui croient que la Seine, c’est une porcherie. Un jour, j’ai vu une bouteille flotter... Une Seine, il n’y en pas qu’en France, il peut y avoir dans d’autres pays. La Seine, ce n’est pas le plus grand fleuve du monde, c’est même le plus petit.

A partir de répliques de films, les enfants se sont interrogés sur ce qu’on peut penser de la Seine... Puis ils ont écrit sur ce que la Seine leur évoquait.

 L’ coeur qui parle

Thénardier : Excusez-moi, mon bon monsieur. Les femmes ne pensent qu’à l’argent. Nous autres, les hommes, c’est l’ cœur qui parle. J’aime tellement Paris, j’ pense pas pouvoir vivre loin de Paris. J’ respire plus. Dès que j’ suis à deux lieues de la Seine, j’ai le souffle qui me manque.
(Les misérables de Jean-Paul Le Chanois)

Les femmes ne pensent pas qu’à l’argent. On peut aimer autre chose que l’argent, comme faire une promenade. Les femmes veulent de l’argent pour acheter des robes. Thénardier a un coeur avec des yeux et une bouche. C’est le coeur qui nous fait vivre. C’est notre coeur qui nous fait parler. Ceux qui veulent forcer les gens à faire quelque chose, c’est avec la force, pas avec le coeur. Thénardier croit qu’il ne va plus respirer s’il habite loin de Paris. S’il va dans un autre pays où il n’y a pas d’arbres et pas de maison, il ne peut pas respirer. Mais dans tous les pays il y a des maisons ! En fait s’il s’éloigne, il ne peut plus respirer car c’est la Seine qui le fait respirer.

 Belle mort ou une sale vie ?

Modigliani : Si on se jetait à l’eau tous les deux… Mourir ensemble, ça ne te ferait pas plaisir ? […] Entre une belle mort et une sale vie, pas d’hésitation… Je t’offre la Seine… D’ailleurs, ça ne te changera guère, t’as toujours eu l’air d’une noyée.
(Montparnasse 19 de Jacques Becker)

On dirait deux brigands qui sont recherchés par la police. Ils sont coincés donc ils se suicident. Ils préfèrent que de rester en vie. C’est monstrueux ! C’est mieux de rester en vie que de se tuer. On n’a pas le droit de gâcher sa vie pour rien.

Ça fait un peu film d’horreur. Ils sont peut-être en mauvaise santé. Entre une sale vie et une belle mort il faut choisir une sale vie parce que ça peut s’améliorer. C’est horrible ce film parce qu’on se noie dans la Seine et après on jette des fleurs dans la Seine. Peut-être que la personne qui dit « je t’offre la Seine » n’a jamais vu la Seine.

 Rien dans les villes ?

Victor : Tu vas pas chialer, non ?
André : Il m’en faut plus… C’est un bel endroit, non ? Y a tout ce qu’il faut pour être heureux… Le bon Dieu, les flics, l’hosto… Ah c’est bien organisé… Et pour celui à qui ça suffit pas, y a toujours la Seine.
(L’air de Paris de Marcel Carné)

Ils sont en vacances. En fait, c’est le premier bonhomme qui a commandé l’hôtel donc l’autre ne sait pas si ça lui plaît. En fait « chialer », c’est un peu trop, il aurait pu dire pleurer. C’est le plus jeune qui chiale...

En fait, ils voudraient avoir une maison et quand un des deux achète la maison l’autre n’en veut plus. Il veut une autre et donc il pleure. Il y a quelqu’un qui trouve qu’il est heureux parce qu’il aime bien la Seine et l’autre il « chiale » parce que la Seine, il l’aime moins.

Si on n’aime pas cet endroit, si ça ne nous « suffit pas », on va se faire voir ailleurs. La Seine, ça fait « chialer ».

 Pour faire la Seine...

On met des bateaux et il y en a des quantités et ça pollue l’eau. (Noé)

On met de l’eau, un pont, des poissons, des pêcheurs, des plantes sous l’eau, la pollution, des feuilles qui flottent. (Mustapha)

JPEG - 148.7 ko

Pour faire une Seine, on met de l’eau, on met une femelle poisson et un mâle. On fabrique des ponts au-dessus. (Marina)

Il faut de l’eau, des poissons. Comme la Seine est polluée, il faut des pots de compote vides, des morceaux de papier, des mouchoirs avec des crottes de nez. Il faut aussi bien sûr des bateaux. (Zoé)

Il faut des poissons et de l’eau. Il y a une méduse qui est venue dans la Seine. Il faut aussi des algues, des pierres et des bateaux. Dans leur filet, ils ont trouvé des bottes et des pommes de pin. (Sacha)

Pour faire la Seine, il faut des poissons, de l’eau, un pont, des algues, un canard, des herbes, des bateaux. (Hugo)

Il y a les requins, un pirate qui tombe dans l’eau et un oiseau en haut. Dans la Seine , j’ai vu un poisson et mon papa l’a pris. (Daniel)

Un poisson qui nage, de l’eau, un bateau, des étoiles de mer ; La seine ça me plait, je l’ai regardé. (David)

 Ce qu’on y fait

Sur la Seine, on peut être dans un bateau et manger. A côté de la Seine, on peut regarder. Dans la Seine, on peut trouver des ordures, des algues, des poissons, des tortues parfois. (Johanna)

On navigue. Il faut avoir un bateau pour voyager, pour aller en Angleterre. Moi, j’ai regardé la Seine sur un pont avec maman. On a vu des bateaux sous d’autres ponts. (Marie)

 Ce qu’on y trouve

On trouve une porte qui ouvre comme le magasin Franprix et au-dessus, il y a une vanne ouverte ou une vanne fermée. (Thomas )

Dessus il y a des bateaux qui passent et dessous, il peut y avoir des poissons. A côté il y a des gens et de l’autre côté il y a aussi des gens. On peut voir des immeubles et des magasins. (Jade)

JPEG - 193.7 ko

On trouve des poissons, de l’eau, des bateaux, des ponts, des routes, des pêcheurs… Il y a peut-être des choses préhistoriques et des fossés. (Raphaël)

Ce qui est au-dessus de la Seine c’est le pont. Ce qu’il y a au-dessous de la Seine, c’est l’eau. (Thomas)

On trouve un bateau avec une canne à pêche. Un monsieur a attrapé un poisson. Dans la Seine, il y a des poissons. Au dessus de la Seine, il y a du soleil, des nuages, le ciel et le pont. Il sert à passer pour les voitures et pour les hommes. (Killian)

Des bateaux, on peut les regarder, on peut les toucher. On peut jeter des déchets mais ça pollue. Les canards se promènent pour s’amuser. (Jean)

On passe dessus avec des bateaux-mouches. On passe aussi avec des paquebots. (Jules)

Des bateaux, des algues, des poissons, des herbes, le moteur, un long pont… Des petites filles qui disent “à l’aide” parce que c’est la tempête. (Manon)

 A quoi ça fait penser ?

Ça me fait penser à une rivière qui traverse plusieurs pays et des quartiers mais elle sort des égouts. En premier, il y a des poissons. (Shiva)

La Seine fait penser à une piscine et à d’autres choses. Ça me fait aussi penser à une Seine et à un bain, les gens se baignent pendant les vacances . La Seine c’est pour les bateaux-mouches ou les bateaux normaux. (Ines)

C’est un fleuve qui traverse tout Paris et qui va se jeter dans la Méditerranée et va se mélanger à d’autres mers. On peut boire l’eau de la Seine mais il faut la filtrer dans une usine spéciale avant de la boire. (Emma)

Ça fait penser à la mer, à la piscine, aux poissons et à la pollution. (Zachary)

Ça me fait penser à la mer parce que la Seine c’est un petit bout de la mer. Ça fait penser aux rochers, aux méduses, aux oursins et aux étoiles de mer. Il y a des bateaux qui prennent des poissons avec des filets et des hameçons. (Alexis)

Ça me fait penser à un grand bateau parce qu’avant, il y avait une course de petits bateaux à moteur télécommandés. Il y avait un bateau télécommandé avec un requin dessus et ce bateau était là pour sauver le bateau qui n’avait pas de piles. (Hélium)

A la mer parce qu’il y a de l’eau, des canards, des bateaux, des algues, des poissons. Sauf que sur la Seine, il y a des ponts, de l’herbe.

A la piscine mais on ne se baigne pas dans la Seine parce que c’est sale, les gens y jettent des épluchures, des bouteilles et de tout. (Ines)

Avec les enfants de la classe de Caroline (CM1-CM2). Les enfants ont recherché les gens qui sont en ville dans les livres et leurs particularités.

 Les personnages dans les livres

Sandro : un peintre à chapeau melon, une danseuse en habit rouge, des personnes à la terrasse d’un café, des personnes déguisées, des policiers anglais, deux enfants, un chinois.(Labyrinthes de J.Gaban)

Hanna : deux garçons amis dans la même école, leur maîtresse, des collégiens racketteurs, l’entraîneur de foot et le policier qui aide les deux amis.(Touche pas à mon copain de D.Collignon)

Janai : un enfant déguisé, un jongleur, une personne qui écrit, un monsieur qui nettoie les vitres, un petit garçon qui se fait maquiller, deux enfants qui jouent sur une couverture, une dame qui porte un bébé, un bébé dans une couveuse, une petite fille qui souffle une bougie, un petit garçon qui prend une photo, un cycliste (Rendez-vous dans ma rue de Passage Piétons Editions).

Des passants, un homme qui lit un journal, un policier qui protège la famille de canards, une dame qui promène son chien (Laissez passer les canards de R.Mc Closkey).

JPEG - 185.8 ko

Julia et Lena : un balayeur de rue, plusieurs personnes qui marchent sur un pont, un joueur de trombone, deux personnes qui regardent une vitrine, un monsieur qui marche sur un trottoir, des enfants qui se regardent dans des miroirs déformants, une dame qui prend une photo, un ouvrier qui fait de la soudure, une dame qui mange une pomme d’amour (Ombres et reflets de T.Hoban.).

Masha : une petite fille Jennie qui a une veste magique, beaucoup de passants dans les rues, des enfants qui sortent de l’école écroulée en courant, deux dames assises sur un banc, un policier qui a l’air étonné (La veste magique de N.Brennan).

Roxanne : un homme qui jongle, une dame à la fenêtre qui lance de la nourriture, une autre qui arrose des fleurs, un ouvrier qui taille de la pierre, des gens avec des animaux et des cannes, des gens très pauvres qui mendient (Mille ans d’un immeuble parisien de F. Desgardes).

Coralie : deux enfants le frère et la sœur qui se disputent, la maman qui les envoie dans la rue (Le tunnel de A.Browne).

Antoine : Des enfants et des adultes qui regardent une horloge, des enfants qui sautent sur des colonnes, des personnes qui passent à la pyramide du Louvre, des enfants qui jouent dans les squares parisiens.

Chloé : une petite fille et une sorcière, un ogre, une maman et un policier, un homme et une femme qui marchent dans la rue,une dame à sa fenêtre et un jardinier qui lui fait la cour, une fée (La sorcière de la rue Mouffetard de P.Gripari).

Un enfant et sa maman, une dame avec une boîte à musique, un monsieur qui sort du métro, la foule, des gens assis au bord de la seine, des peintres, des garçons de café (Petits bleus dans Paris de J.Leblond).

Dans les livres du Paris d’avant on trouve des hommes, des femmes et des enfants mais les vêtements ne sont pas les mêmes, certains métiers n’existent plus comme les puiseurs d’eau, les lavandières.

Posté le 23 octobre 2007 par Aurélia CROS, Sandra-Vanessa LIEGEOIS